Gouvernance économique: la Commission trahit la confiance du Parlement européen

Gouvernance économique: la Commission trahit la confiance du Parlement européen

Gouvernance économique: la Commission trahit la confiance du Parlement européen

Le 14 décembre dernier en séance plénière, je me suis exprimé au nom du Groupe des Verts pour dénoncer le comportement de la Commission européenne suite à l'adoption du "Six Pack" (paquet législatif sur la gouvernance économique). Cette dernière a manqué à ses engagements pris vis-à-vis du Parlement européen sur le projet de tableau de bord pour surveiller les déséquilibres macroéconomiques. Ce tableau de bord comprend une batterie d'indicateurs permettant d'évaluer si un pays représente un risque pour sa propre économie et plus largement pour la stabilité de la zone euro. Or, le choix de ces indicateurs est une question politique très sensible et a fait l'object d'intenses débats au Parlement européen.  En politique, comme en affaires, la confiance est à la base de tout.

Il est totalement inadmissible que la Commission européenne, censée représenter l'intérêt commun, ait trahi à ce point la confiance du Parlement européen, aussi bien sur la forme que sur le fond. La Commission n'a pas, comme elle l'avait pourtant promis, associé le Parlement étroitement à sa prise de décision, et elle n'a pas non plus fait preuve de l'honnêteté intellectuelle nécessaire dans ce contexte. En effet, personne ne conteste que les déficits excessifs de certains pays ne représentent pas le même problème que des surplus excessifs. Néanmoins, etant donnée l'interdépendance des économies au sein de l'UE, les déficits des uns représentent les surplus des autres. Nous devons par conséquent admettre que ces deux phénomènes représentent des sources de déséquilibres et qu'ils doivent être reconnus comme tels dans la mise en place d'une gouvernance économique au sein de l'UE. Les surplus excessifs sont aussi dangeureux que les déficits excessifs et nous devons nous y attaquer avec la même vigueur.

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