Le pic pétrolier: symbole d'une ère révolue

Le pic pétrolier: symbole d’une ère révolue

La semaine dernière, l'Association Scientifique mondiale pour l'étude du Pic Pétrolier (ASPO) réunissait son congrès annuel à Bruxelles. Les fédérations belge et néerlandaise de cette association avaient pris l'initiative de réunir toute la communauté scientifique autour de cette question, qui, pour nous, est centrale. Elle est centrale parce qu'elle est symptomatique de l'épuisement des ressources, et donc, plus largement de la nécessité de prendre en compte les limites de la planète, jusqu'ici ignorées.

Tout le mérite de cette association est de mettre en lumière de manière incessante la nécessité de prendre en compte ces limites dans notre développement économique. L'épuisement du pétrole et plus largement des hydrocarbures, symboles par excellence de l'ère industrielle et véritable moteur de la croissance économique des cent dernières années, nous démontre le caractère obsolète de notre mode de développement. Outre la question du changement climatique qui nous exhorte d'amorcer rapidement notre passage vers une économie post-carbone, le pic pétrolier nous rappelle également la nécessité économique et géopolitique de devenir plus indépendant sur le plus énergétique.

Le congrès d'ASPO aura donc, on l'espère, renforcer chez chacun d'entre nous le sens de l'urgence, et ce, de manière double: il faut non seulement prendre en compte la question des limites physiques de notre planète, mais il faut également mettre en réseau toutes les personnes dont l'action contribue à nous faire entrer de pleins pieds dans le monde du 21e siècle. Cette mise en réseau est importante pour que, collectivement, nous puissions faire entendre notre message aux citoyens. La prise en compte des limites de la planète ne doit pas se voir seulement comme un acte altruiste; au contraire, c'est là que réside les clés de la compétitivité des pays européens dans une économie mondialisée.

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