La Grèce, encore et toujours la Grèce....

La Grèce, encore et toujours la Grèce....

La Grèce, encore et toujours la Grèce….

La session strasbourgeoise de février 2012 a été surtout marquée par un débat sur la situation en Grèce, toujours sous la pression de coupes budgétaires incessantes et à qui on demande des efforts supplémentaires... La situation devient en effet de plus en plus tendue, pour ne pas dire insupportable, alors que les recettes préconisées jusqu'ici ont été incapables de fournir le moindre résultat. En effet, la situation économique de la Grèce est pire aujourd'hui qu'il y a deux ans...

Oui, une part de la responsibilité incombe à certains leaders grecs à forte tendance clientéliste. Mais une autre part, et non la moindre, incombe aux institutions européennes, totalement obsédées par l'austérité budgétaire... Nous sommes entrés à présent dans une véritable guerre idéologique, celle de l'austérité vs la prospérité, ce qui explique l'expression de Daniel Cohn-Bendit qui a traité les hauts fonctionnaires de la  Commission de "talibans néo-libéraux"....

Compte-rendu de la session du Parlement européen, 02/2012 from Ecolo.be on Vimeo.

AFP - 15 Février 2012

Grèce: Cohn-Bendit dénonce les "Talibans néo-libéraux" de l'UE

STRASBOURG (Parlement européen), 15 fév 2012 (AFP) - L’eurodéputé vert Daniel Cohn-Bendit a dénoncé mercredi “les talibans néo-libéraux” de la Commission européenne qui mettent “une pression inacceptable” sur le peuple grec en échange d’une aide financière. “Si ce sont les talibans néo-libéraux qui règnent en Europe, alors c’est mal parti!”, a lancé M. Cohn-Bendit au cours d’un vif débat au Parlement européen de Strasbourg sur la situation économique en Europe. “La troïka (rassemblant l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, ndlr) agit de façon criminelle en Grèce en lui imposant toujours plus de mesures d’austérité (...) On ne peut pas mettre en permanence ce peuple à genoux”, a ajouté l’eurodéputé qui s’exprimait en allemand. Le vice-président de la Commission, Maros Sefcovic, a réagi en déclarant ne “pas accepter” les propos de M. Cohn-Bendit. “Nous n’avons pas de talibans néo-libéraux à la Commission mais des fonctionnaires qui travaillent dur pour éviter une banqueroute de la Grèce”, a-t-il affirmé. Ils travaillent “jour et nuit, sans pause estivale et sans congé” dans ce but et “la Grèce n’a pas d’allié plus proche que la Commission”, a ajouté le commissaire slovaque. Il a souligné “l’effort de solidarité sans précédent” de l’Europe, qui a investi “au total plus de 300 milliards d’euros” pour secourir la Grèce. Les conditions dans lesquelles sont imposées les mesures d’austérité à Athènes ont fait l’objet de nombreuses critiques d’eurodéputés, essentiellement de la gauche mais aussi, sur un ton plus modéré, à droite, depuis le début de la session parlementaire lundi. L’UE “essaie d’imposer la stabilité par la force. C’est en contradiction avec tout ce qui a été fait sur ce continent depuis 1950”, a regretté la Libérale Sylvie Goulard. “Personne ne croit que le dernier paquet (d’aides) sauvera la Grèce. En 2020, la Grèce sera encore dans une situation pire que l’Italie”, a pour sa part averti le conservateur britannique Martin Callanan, pour qui “la seule solution, c’est que la Grèce sorte de l’euro”. Le groupe socialiste a annoncé l’envoi en Grèce d’une “troïka alternative”, composée de trois membres, chargée de proposer un “autre programme” pour réduire le déficit, en particulier en “luttant véritablement contre l’évasion fiscale”.

 

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