Transition écologique

Dans cette section, vous trouverez une série d’articles, de documents et de lien utiles sur la transition écologique de notre économie et notre société. Issus de mes réflexions, discussions et rencontres, ainsi que de celles de mon équipe et de nos partenaires et amis, ces articles sont un appel au débat. Je suis persuadé que le changement ne viendra qu’en tissant des alliances, mutualisant les expériences et partageant des idées. Puisse cet espace être un lieu d’échange et d’inspiration pour tous. N’hésitez pas à y apporter vos contributions!


Mais de quelle transition parle-ton?

Nous sommes à un carrefour historique : pour la première fois, c’est toute l’humanité qui touche aux limites de son espace physique. La manifestation la plus emblématique en est le changement climatique, mais celui-ci ne peut masquer les autres phénomènes inquiétants que sont la perte de biodiversité et l’épuisement des ressources (eau, terres arables, métaux…). Et alors que la population mondiale s’achemine vers 9 milliards d’humains, deux milliards vivent dans la pauvreté et la moitié de ces derniers souffrent de la faim. En 2008, la crise financière puis économique et sociale sont venues assombrir le tableau. L’idée qu’une simple adaptation du système ne suffira pas commença alors à faire son chemin. Aujourd’hui, nous sommes à la veille d’un changement de civilisation. Le Green New Deal – ou transition écologique, en français – est la manière pour les écologistes de dire : soyons les acteurs de ce changement, plutôt que ses victimes.

Le Green New Deal se veut l’amorce d’un changement de paradigme, pas simplement la relance du système, désormais teinté de vert. Il s’agit ni plus ni moins d’une réconciliation du développement humain avec les limites de la planète et ce, de manière socialement juste. Le Business as usual n’est plus une option. L’innovation technologique seule ne nous sauvera pas comme par magie de l’inexorable diminution des ressources naturelles. Notre course effrénée vers le profit à court terme ne résoudra ni les inégalités croissantes dont souffrent notre société, ni le chômage et la pauvreté. Le changement dont nous avons besoin doit donc être structurel et nous devons l’amorcer maintenant. La bonne nouvelle, c’est qu’il est aussi porteur d’opportunités à saisir!

Par où commencer?

On associe souvent « Green New Deal » à « programme d’investissements dans les technologies vertes » – une sorte de version « écologique » de notre modèle capitaliste. Même si ces investissements seuls ne seront pas suffisants pour engager la transition écologique de notre société, ils n’en représentent pas moins une part fondamentale. Il s’agit évidemment d’investir dans les infrastructures et la politique industrielle (vers une révolution industrielle environnementale basée sur l’efficacité énergétique et des ressources, la mobilité intelligentes, les énergies renouvelables, etc.), mais aussi dans les ressources naturelles (en promouvant une agriculture durable, les services écosystémiques, etc.) et en faveur de la cohésion sociale, de l’éducation et la formation et de l’innovation et la recherche. En outre, il ne s’agit pas ici que la puissance publique en soit l’unique ou même le principal investisseur. L’objectif sera de mobiliser l’investissement privé (des ménages ou des entreprises) qui devra aussi contribuer de manière significative à cet effort.
Ces investissements ne pourront néanmoins porter leurs fruits qu’en étant assortis de fondations solides, à savoir une fiscalité juste et une régulation financière forte. Mais aussi une redéfinition de la prospérité et de la manière dont nous la mesurons, la reconnaissance et la promotion des biens communs ainsi qu’une redéfinition de la démocratie et de ses pratiques. Pour parvenir à une prospérité commune et durable, la solidarité entre les hommes est de la plus haute importance.

Cette transition passera par un engagement et la participation de tous, à tous les niveaux, et part tous les moyens. Il ne s’agit pas seulement d’un vaste programme d’investissements, de technologies et d’industries écologiques; il s’agit d’un processus destiné à transformer radicalement notre manière de consommer et de produire, à changer notre relation avec les personnes et avec la planète. Le problème n’est pas que notre croissance n’est pas assez écologique, mais que la direction que suit notre modèle économique depuis la première révolution industrielle est purement et simplement vouée à l’échec. Nous devons remplacer ce moteur par une nouvelle définition de la prospérité, recentrée sur ce qui compte le plus, et non ce qui coûte le plus.

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