3ème révolution industrielle

La politique industrielle est de longue date un parent pauvre des politiques européennes. Jusque récemment, elle était considérée comme un tabou. Dernièrement, elle a bénéficié d’un regain d’intérêt lorsque des secteurs comme l’automobile, la construction ou la sidérurgie ont fait l’objet de restructurations douloureuses. L’UE s’est cantonnée à énoncer quelques principes généraux, quelques truismes comme la nécessité de promouvoir la R&D ou de réduire les charges administratives. En dépit de cela, il apparaît qu’une approche sectorielle de la politique industrielle s’avère de plus en plus pertinente au regard de la transition écologique de l’économie. En effet, la sidérurgie, secteur considéré traditionnel et apparenté à la Révolution industrielle, est cruciale pour alléger le poids des véhicules et donc, réduire leur consommation de carburants et donc leurs émissions de CO2 ou mieux encore, pour construire les transports en communs de demain. De même, les logements qui représentent le 1er poste émetteur de CO2 en Europe requièrent des matériaux durables limitant les déperditions énergétiques. Quant aux nouveaux secteurs émergents, ils doivent faire l’objet d’un soutien fort de manière à convaincre les investisseurs et partenaires privés que l’Europe est une terre d’accueil pour la concrétisation de leurs projets.
Enfin, la politique industrielle doit tenir compte du potentiel de recyclage au sein de chaque secteur, des flux de matières, mettre l’accent sur le cycle de vie afin de progresser vers une économie zéro déchets et efficace dans l’utilisation des ressources.

Réacteur ITER : une gestion calamiteuse

Mauvaise gestion et refus -idéologique?- de toute alternative : ITER moins légitime que jamais   L’Union européenne (UE) cofinance à hauteur de 45,46% la construction d’un réacteur expérimental à fusion thermonucléaire, dit « ITER », à Cadarache en France. Ce…