État de l'Union: ma réponse à Jean-Claude Juncker

État de l'Union: ma réponse à Jean-Claude Juncker

État de l’Union: ma réponse à Jean-Claude Juncker

Strasbourg, le 9 septembre 2015

Jean-Claude Juncker donnait aujourd'hui à Strasbourg son premier discours sur l'état de l'Union Européenne devant le Parlement réuni en séance plénière. Un discours d'une heure et demie, sans langue de bois, prenant la mesure de la gravité des défis auxquels nous sommes confrontés.

Sur le défi présenté par les réfugiés - auquel il a consacré l'essentiel de son temps - il a eu les mots et les propositions justes : clé de répartition permanente, qui signifie fin de la règle de Dublin qui veut que les pays frontaliers soient seuls responsables de l'accueil, droit au travail dès l'arrivée et surtout la mise en œuvre de chemins légaux d'accès à l'Union Européenne.

Il a aussi parlé de textes législatifs établissant des standards sociaux minima partout en Europe, du fait que les travailleurs - nationaux ou étrangers - présents dans un pays soient tous traités et rémunérés de la même manière, de faire en sorte que les entreprises paient leurs impôts là où elles font leurs profits...

Autant d'engagements que nous voulons voir réalisés, et on sait que le parti de Mr. Juncker - le Parti Populaire Européen - ne soutient le plus souvent pas "son" président de la Commission, pas plus d'ailleurs que les conservateurs euro-sceptiques, les libéraux et même certains socialistes. Le soutien de Juncker au projet de traité commercial transatlantique, et plus généralement au commerce international comme vecteur de prospérité, a été le seul point de désaccord majeur avec son discours.

J'avais quatre minutes pour répondre au nom du groupe des Verts. En substance, si les institutions européennes manquent à remplir la promesse de l'article 2 du traité de Lisbonne, ce sont aujourd'hui les citoyennes et citoyens actrices et acteurs de changement qui incarnent l'idée et les valeurs de l'Union; c'est avec eux qu'il faut travailler à remettre l'UE au service d'une prospérité durable et partagée.

J'en ai profité pour proposer que la "résidence secondaire" du Parlement Européen à Strasbourg - 800 chambres équipées de douches individuelles - soit mise à disposition comme centre d'accueil temporaire pour accueillir des réfugiés, le temps que leur soit trouvée une destination plus stable.

 Vous pouvez revoir mon intervention ci-dessous:

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