"J’attendais une équipe beaucoup plus offensive"

« J’attendais une équipe beaucoup plus offensive »

Article paru dans le journal L'Echo, le 4 mars 2010.

 

Re­pré­sen­tant des Verts fran­co­phones au Par­le­ment eu­ro­péen, Phi­lippe Lam­berts s’in­quiète du peu de nou­veau­tés pro­po­sées par la Com­mis­sion. "Je constate un manque total d’am­bi­tion. La nou­velle équipe de­vrait dé­ve­lop­per une stra­té­gie of­fen­sive, or on voit ici qu’elle joue petit bras en es­pé­rant s’en sor­tir comme ça." Il craint de voir se mul­ti­plier des exemples de fai­blesse eu­ro­péenne comme lors des né­go­cia­tions de Co­pen­hague en dé­cembre. Alors qu’elle était en pointe sur la ques­tion, l’UE s’est lais­sé mettre sur le côté au mo­ment des né­go­cia­tions ca­pi­tales. Côté po­si­tif, il se ré­jouit que la Com­mis­sion ait placé la lutte pour le cli­mat et contre la pau­vre­té dans sa nou­velle stra­té­gie. Mais c’est aussi sur ces thèmes qu’il pointe le ca­rac­tère peu vo­lon­taire qui se dé­gage du nou­veau pro­gramme. "Bar­ro­so fixe tou­jours un ob­jec­tif de 20% en ma­tière de ré­duc­tion de gaz à ef­fets de serre. Or on sait qu’on va les at­teindre, il au­rait fallu aller vers 30 ou 40%. Et en ma­tière de lutte contre la pau­vre­té, peut-on vrai­ment se conten­ter de la ré­duire d’un quart en dix ans? Il au­rait fallu viser au moins 50%." Le dé­pu­té Ecolo se dit en­core déçu que tous ces ob­jec­tifs ne visent tou­jours qu’à as­su­rer la crois­sance éco­no­mique. "Ca reste le maître-mot. Il fau­dra pour­tant prou­ver que c’est bien la crois­sance qui ré­pond aux be­soins vi­taux des gens." Il au­rait enfin sou­hai­té qu’elle élar­gisse le champ du com­bat pour la pla­nète à la du­ra­bi­li­té des res­sources na­tu­relles. Mais là non plus, il ne trouve pas son compte.L J.-M. L.

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